Album Iridescent Médian

Iridescence

1. Évasion 2'31

Instrumentale

2. Matin d'hiver 4'29

J'ai goûté à l'apathie
Cédé à l'acédie
Aveugle à ce qui importe
Le froid m'emporte

On regarde par la fenêtre
Vers un gris sans relief
Incapable de se rappeler
La candeur envolée

Et les morsures diaphanes
Assènent les horions

Et les rires s'évanouissent
Derrière un rideau glacé
Ceux de l'enfant évanescent
Que la brume vient dévorer

Sous le voile boréal
S'endorment les passions

Dans un blizzard de torpeur
Au milieu du vent qui s'enfuit
Je n'entends ni la femme en pleurs
Ni les garçons qui rient

De mon sommeil éveillé
J'ai laissé les saisons filer
L'équilibre n'est pas immobile
Il est l'addition des instants labiles

Par un matin d'hiver j'ai brisé la spirale inertielle
Admirant l'irisation dans le ciel
J'ai vibré avec toi
Un moment fugitif dans le froid
J'ai vibré avec toi

3. Les echos de jais 5'08

On ne ressent rien, mais on sait juger
Dans un simulacre de vie sans dégradé
L'authenticité est tombée
Face au mensonge et la facilité

Le médiocrate dit et la copie suit
Trop peur de s'affirmer, on préfère s'aligner
Et sans rien remarquer
Renoncer à notre identité

Goût industriel, parfum superficiel
Design plat, correction des voix
L'artisan est tombé
Face au robot et sa vérité

Réduction au dénominateur commun
C'est Procuste qui a les cartes en main
Pointant du doigt la différence
Celle là même qui fait notre essence

Le torrent de voix s'écoule
Bois dans ses eaux si troubles
Nul reflet à sa surface immonde
Il s'infiltre et n'abreuve que les ombres

Entends les échos
Les échos de jais
Entends
Et oublie
Entends les échos
Les échos de jais
Ecoute la rumeur
Et sa noirceur

Hurle
Hurle dans les échos
Et dissipe le miasme
Hurle dans ces échos
Fais taire la rumeur
Et révèle les contrastes

4. Océan céleste 6'25

Miroir miroir
Aux reflets si noirs
Révèle le laisser-aller
Et les rêves oubliés

L'atmosphère est pesante
La gravité oppressante
Confiné dans l'exiguité
D'une vision trop limitée

Le voyage s'initie
Dépasse l'horizon des évènements
Vogue dans l'infini
Et arpente le néant

Miroir miroir sous les étoiles du soir
L'équipage est dissout
L'élan collectif aspiré
Au plus profond de la singularité

Le vaisseau intérieur
Croise au large de la sphère céleste
Nova de l'étoile funeste
Aux ailes de splendeur

Miroir miroir
Aux reflets si noirs
Révèle le laisser-aller
Et les rêves oubliés

Transcendant les rouages
De l'espace et du temps
La sublimation du corps
Mène aux rivages rayonnants

À des années-lumières
Du monde entropique
L'inspiration prolifère
Et entraine la roue cosmique

5. Nébuleuse 4'09

Il y a les moments de perception
Et ceux d'incompréhension

Dans le brouillard
Le visage blafard
Le regard hagard
Mes pensées s'égarent

Il y a les moments de perfection
Et ceux d'abandon

Le corps happé
Par une masse amorphe
Les jambes embourbées
Sans la moindre force

Il y a ces secondes insaisissables
Où l'on peut percevoir l'incommensurable
Où l'on se sent connecté à l'immensité
Et en un clin d’œil, tout laisser s'échapper

6. Hérésie 4'36

Au crépuscule la corneille craille
D'un son perçant jusqu'aux entrailles
Ce démon polymorphe est aux aguets
D'une âme en peine prête à ployer

Sur l'épaule du faible la voilà
Et dans ces termes murmure tout bas
"Ferme les yeux, efface le tourment
Tu peux me suivre aveuglement"

Dès lors le fou lui retorque
"Tu peux piailler, tu peux caqueter
Et pervertir l'affect à l'abject
Jamais je ne te suivrai"

Entre doutes et certitudes, la dérive
À la même fatalité l'ignorance, la lacheté
Le coeur et la raison arrivent
Quelle route voulons nous arpenter

Et ses paroles résonnent
"Tu peux piailler, tu peux caqueter
Et pervertir l'affect à l'abject
Jamais je ne te suivrai"

7. Errance 1'57

Instrumentale

8. Sur la rive 4'39

Sur la rive, j'étais seul
Alors que nous étions si nombreux
Aux coeurs qui brulent et se consument
Aux passions qui demeurent illusions

Les vagues et leur rebellion échouent
Et dérivent en réclusion

Au large nous avons porté nos regards
Mais aucun ne s'est croisé
Nos silences ont mués en rancoeurs
Entre disparition et répulsion

Nos murmures remontent des abysses
Faisant paraître une nuée d'écume
Qui dans une douce brise
Souffle notre amertume

Nous voilà sur le même navire
Sans pavillon ni capitaine
Nous sommes du même navire
Sans cap sinon l'ivresse

9. Iridescence 3'51

La blessure n'est pas physique
Alors nous fermons tous les yeux
Tout au plus un regard cynique
Sur ces rêves cassés en deux

L'espoir de bienveillance affable
Devient le poison qui accable
Maudits soient les bourreaux coupables
De ces cicatrices immuables

De ce fantasme chromatique
Jusqu'aux ciels obscurs et brumeux
Meurent les nuances erratiques
Derrière un masque ténébreux

Lorsqu'une lueur apparaît
Aussitôt la douleur renaît
Et assombrira à jamais
L'aurore qui viendrait après

Contemple les iridescences

Contemple les iridescences
Tu vois ces reflets irisés
Qu'ils ne sauraient imaginer

Balaye les réminiscences
Ce jardin sacré est le tien
Alors parcours tous ses chemins

10. Collision 5'26

Contemple ce rocher ardent
Qui file dans l'espace
L'annonce d'un désastre imminent
La plus grande des menaces

Dans son souffle véhément
Il fait taire l'audace
Se perdant face au vent
Un à un ils trépassent

Il colporte le dément
La folie la plus vorace
Il transporte le démon
La peur et l'angoisse

Mais ce char aveuglant
Je peux lui faire face
Droit sur mes talons
Jusqu'à ce qu'il m'embrasse

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